Au revoir, Monsieur Bacri

La première fois que j’ai rencontré Jean-Pierre Bacri, c’était en avril 2018.

Avec Agnès Jaoui, ils étaient de passage à Bruxelles pour la promo de ‘Place Publique’, leur dernier opus.

Comme d’habitude, j’avais soigneusement préparé l’entretien, en épluchant leurs pages Wikipédia, le dossier de presse du film, et quelques-unes leurs interviews passées. Adolescente dans les années 90, les titres et les affiches de leurs films ne m’étaient pas étrangers, de leurs créations originales à leurs collaborations avec Alain Resnais. Je reconnaissais aisément les boucles brunes et le regard bienveillant de Jaoui, « femme la plus récompensée dans l’histoire des Césars » comme disait Wikipédia. Idem pour le crâne dégarni et l’intonation de la voix de Bacri, râleur caustique du cinéma français, que j’avais découvert entre autres via ‘Didier’ de Chabat. Bref, si je n’étais pas une experte de leur œuvre – et d’ailleurs leurs derniers opus m’avaient un peu échappé – j’étais assez familière de leur univers, de leur façon de jouer avec les mots et de disséquer les comportements sociaux pour être, somme toute, plutôt contente de les rencontrer.

‘Place Publique’ racontait l’histoire d’une réunion familiale hétéroclite, dans un jardin quelque part hors de Paris. Le genre de film choral où tout le monde fait semblant que ça se passe bien, même si ça se passe mal. Et si j’avais entendu quelques retours mitigés (« Ah c’est sûr c’est pas Le Goût des Autres, hein », ou le mètre-étalon auquel ils étaient toujours comparés…), personnellement j’avais passé un bon moment devant cette satire sociale enlevée, qui dissèque les classes sociales et rit des regrets de la vie. Par ailleurs, le film commençait par une phrase qui m’avait marquée : « Si à 20 ans vous n’êtes pas de gauche, c’est que vous n’avez pas de cœur, mais si 40 ans vous n’êtes pas de droite c’est que vous n’avez de tête ». Cette remarque sur l’évolution des opinions au fil des années m’évoquait directement mes parents, qui, de communistes quand je suis née, avaient depuis chacun évolué de manière … très opposée. Du coup, dans le film, face à un Bacri en présentateur de télé cynique et aigri, et une Jaoui incarnant son ex stressée-pressée, bavarde et pleine d’empathie, j’avais un peu l’impression de voir mon père et ma mère. Et comme j’ai la fâcheuse habitude de mêler discussion perso et questions pro, j’ai commencé en parlant de cette dichotomie : entre la mère et le père, la gauche et la droite, le cœur et la tête, la raison et la passion. En filigrane, j’avais envie d’aborder ce mouvement de balancier, entre espoir et résignation, entre lequel parfois on vacille : l’espoir de la jeunesse, infusé parfois d’une certaine naïveté, de croire que les choses peuvent vraiment changer, est souvent détricoté avec le temps, par l’expérience d’une réalité qui pousse parfois à se résigner. Alors derrière les phrases toutes faites, j’ai voulu savoir où leur curseur à eux était placé.

« Jean-Pierre Bacri : J’ai envie de vous citer une phrase qui résumera notre pensée. A un moment dans le film, Agnès dit à sa fille, qui renvoie dos à dos la gauche et la droite : ‘Qui est-ce qui a inventé la sécurité sociale ? Ton père ou moi ?’ Elle lui répond : ‘Ça veut dire quoi ça ?’ et Agnès lui dit : ‘Tu sais très bien ce que ça veut dire’.
Agnès Jaoui : Voilà. La gauche n’est pas parfaite…
B : …mais c’est elle qui fait le progrès.
J : On est davantage déçus par la gauche que par la droite, parce que la droite annonce la couleur, et avec cynisme. Donc on se dit de toute façon, OK. Et on attend tellement de choses de la gauche, notamment quand on est jeune… Enfin je dis ça, je connais plein d’adultes déçus…
B : Jeune ou passionné, à gauche, on attend tellement, et puis on est désenchanté, parce qu’on est toujours en-dessous de ce qu’on attendait.
J : Parce que personne n’est parfait.

Moi : Ça me fait penser à Syriza, ce que vous dites. Parce que là aussi, c’était une grande déception. Mes parents, par exemple aujourd’hui ils détestent Tsipras, comme beaucoup de Grecs…
B : Ben oui, mais j’ai envie de dire, allez-y, gouvernez, vous. Aux gens qui critiquent, j’ai souvent envie de leur dire ‘Allez-y, vous qui semblez être très malins, faites mieux.’

Ce que je vois, c’est que le pouvoir et la gauche, pour faire simple, sont fondamentalement incompatibles.
J : Oui, c’est vrai.
B : C’est ce qu’on dit.

Même moi, si j’étais Présidente demain, je ne pourrais pas prendre les décisions que je voudrais…
J : Bien sûr, et nous non plus !
B : Vous savez qu’on dit souvent que la gauche n’est pas faite pour gouverner, elle est faite pour être dans l’opposition. Et que c’est là qu’elle est le mieux.
J : Mais ce n’est pas vrai…
B : Non, bien entendu. Mais on dit souvent que c’est dans l’opposition qu’elle s’exprime le mieux, parce que c’est elle qui dit : « Non, pas par-là ! Par-là !’ Dans l’humanité, vers le progrès. Et les autres font ‘Non, mais le capitalisme nous oblige à… – Non, non ! C’est pas bien !’ Et une fois qu’on est au pouvoir, évidemment on est pétrifié, parce que sitôt qu’on va faire un pas, tout le monde va dire : ‘Ah, c’est ça la gauche ?!’
J : Sauf qu’il y a une différence entre Berlusconi et Tsipras. Vous pourrez quand même dire ça à vos parents. »

Voilà de quoi relativiser la phrase du début du film. Au fond, plus on grandit, plus il arrive qu’on prenne du recul face à nos convictions, et qu’on les remette en question. Mais sans passer dans ‘le camp d’en face’ pour autant, pour rester dans la binarité. Ouvrir le film par une phrase lapidaire comme ça, n’est-ce pas pour le duo Jaoui-Bacri une façon de provoquer gentiment ? N’est-ce pas ce qu’ils font dans tous leurs films, finalement : pousser le curseur du cliché, pour voir jusqu’où il peut aller ? Prêcher le faux pour avoir le vrai ? Derrière les lunettes noires et les phrases assassines du personnage de Bacri, on était beaucoup à avoir deviné un certain animateur télé lui aussi emblématique des années 90… Mais contrairement à certains clichés ambulants, les caricatures de Bacri et Jaoui n’étaient jamais dénuées d’empathie.

Du coup, tant qu’on était dans la discussion politique, j’ai poussé un peu le bouchon, leur soumettant mes doutes… qu’ils ont rabroués dans ce fameux mélange détonant de bienveillance et d’emportement.

« Moi : Du coup, je sais pas, est-ce que vous votez ? Ça sert encore à quelque chose ?
J : Bien sûr !
B : Mais enfin ! Vous n’avez pas vu le film ou quoi ? Ben oui, on vote ! Je vote à gauche. Mais je vous dis simplement ce qu’on a toujours dit, et ce que je comprends, c’est que la gauche est faite pour être dans l’opposition. Je vous dis juste qu’on dit ça depuis toujours, mais ça ne m’a jamais empêché de voter quand même à gauche.

Donc il y a une forme d’optimisme, quand même, chez vous ? Je me questionne sur le mien.
B : Oh, il y a quand même du progrès. Par exemple, la pauvreté dans le monde, les gens qui n’ont pas à bouffer et qui mangent du sable, ça existe de moins en moins. Ça a reculé spectaculairement. C’est important, il faut prendre les bonnes choses. Bon, y a plein de choses comme ça. Il y a du progrès, les choses avancent, il faut y croire. De toute façon, on ne peut pas être l’homme du ressentiment, on ne peut pas avoir des passions tristes. Les passions tristes, ça diminue la puissance. La joie, l’optimisme, ça augmente la puissance. Je vous cite du Spinoza dans le texte.
J : Et moi je citerais Gramsci : ‘Allier le pessimisme dans l’intelligence à l’optimisme de la volonté’. Le désabusement, ça confine, ça conduit à l’aigreur, bref ce n’est pas intéressant. C’est pour ça que je parlais de la jeunesse, d’une certaine illusion qui pense que la gauche va changer le monde, ou qu’un homme va être providentiel… Ce n’est pas vrai, ce n’est pas comme ça que les choses se passent, mais ça n’empêche pas de lutter. Parce que justement, si on ne luttait pas, ce serait encore pire.
B : Restez du bon côté, soyez optimiste. »

Là, je me suis dit purée, quand je vais raconter que Bacri, le râleur le plus célèbre du cinéma français, m’a dit d’être optimiste, on ne me croira jamais. Peut-être qu’il est beaucoup moins ronchon qu’on le croit, en réalité ? Et si derrière le Schtroumpf Grognon se cachait un Bisounours ? Mais à ce moment-là, il a enchaîné avec un conseil qui m’a touchée :

« Faites comme Nina : écrivez un livre sur vos parents ! »

Je lui aurais bien répondu que ça tombait à pic, parce que l’écriture d’un livre est un sujet qui me travaillait depuis un petit moment, et que je ne savais pas trop par où commencer. Mais j’ai dû sentir que le dosage entre le perso et le pro était peu déséquilibré, alors je suis retournée à mes questions préparées.

« Dans le dossier de presse vous faites le lien entre le politiquement incorrect et le cynisme…
B : Les gens qui se vantent d’être politiquement incorrects, en fait ils sont juste cyniques à l’extrême-droite.
J : Le politiquement incorrect a été inventé par des fachos.
B : Ou en tout cas par des gros, gros réacs.
J : Les ultra-conservateurs qui en avaient ras-le-bol…
B : D’ailleurs vous voyez bien que Trump c’est le politiquement incorrect par excellence. Il se vante d’attraper des chattes, les pays africains sont des pays de merde… Voilà : ‘lui au moins il dit les choses’. Quelle merveille, quelle réussite…

C’est de là que vient cette notion de la bien-pensance, aussi…
J : Oui, parce que c’est pratique. Moi, une des choses qui m’enragent le plus, c’est quand on me dénie ma capacité à avoir de l’empathie. Que si je suis riche, je ne devrais pas m’intéresser aux pauvres…
B : Tu ne t’intéresses pas d’ailleurs, c’est faux…
J : Voilà. Si je suis une actrice qui marche je n’ai pas à m’occuper des intermittents qui galèrent…
B : Si je suis un homme je n’ai pas à être féministe, si je suis…
J : … Blanc je n’ai pas à m’occuper du racisme…
B : …Si t’es pas Musulman tu ne peux pas parler des Musulmans…
J : La gauche caviar, les bobos, toutes ces formules, …
B : ‘Gauche caviar’ ça dit bien ce qu’ils pensent du truc d’ailleurs.
J : Voilà. De toute façon il y a une très grande confusion sur le politiquement correct et le cynisme. On confond l’hypocrisie et le politiquement correct. Donc à partir de là, on confond aussi une parole qui essaye de se dégager d’une certaine norme, et le politiquement incorrect. Souvent j’entends une grande confusion par rapport à ça. Parce que ce sont des mots vastes, il faudrait s’entendre exactement sur le sens du mot cynisme. On nous a déjà dit qu’on était cyniques, alors que pas du tout… »

Bien-pensance, empathie, féminisme, antiracisme, islamophobie… Bon sang, mais on était en plein dans le champ lexical de l’islamo-gauchisme ! De quoi faire s’évanouir tous les chroniqueurs de CNEWS et BFMTV. A travers ces mots, on comprend aussi leur travail, basé sur l’observation : loin d’être des cyniques, Jaoui et Bacri aiment bien croquer ceux qui le sont.
Du coup, j’ai voulu tester sur eux une phrase bien connue…

« Est-ce que vous trouvez qu’on ne peut plus rien dire ?
J : (explose) Mais pas du tout ! Ça me tue quand j’entends ça !
B : (rigole) On ne peut plus rien dire ? Alors qu’on n’entend que des saloperies de partout ?! Erdogan fout tout le monde en prison, censure des journaux… Comment ça on ne peut rien dire ?
J : Et puis même, les vannes et tout… Tout est hyper-mélangé…il y a une confusion absolue. On vit dans une époque archi-permissive, on voit de tout partout, et on dit tout sur tout ! Donc quand j’entends « on a plus le droit de dire », pfff…
B : Ça me fait marrer les gens qui disent ça. On a le droit de tout dire aujourd’hui !

C’est souvent ces gens-là qu’on entend le plus d’ailleurs. S’ils pouvaient la fermer, on s’entendrait déjà mieux, non ?
Les deux : (Rires) Exactement. »

Décidément, j’avais de nouveau dévié de mes questions. Mais apparemment, ce n’était pas pour leur déplaire, parce que quand je leur ai fait remarquer, Bacri a rebondi :

« Mais non, on ne vous juge pas nous ! De toute façon vous nous faites des vacances, on a que des gens qui nous posent des questions strictement sur le film, qu’est-ce que ça veut dire ceci, pourquoi vous dites ça, etc.… »

Rassurée, du coup j’ai enchaîné avec une question qui était à la fois pour le boulot, mais que j’avais aussi envie de leur poser…

« Qu’est-ce qui vous plaît le plus et le moins dans votre métier ?
J : Le plus, c’est de tout le temps changer. De milieu, d’aventure, d’environnement… Ce n’est jamais la même chose. Je ne savais pas, en choisissant ce métier, que ce serait le plus grand privilège. Parce que je serais incapable de faire tous les jours la même chose tout le temps, je ferais une très, très grande dépression.
B : Ce que j’aime le moins, c’est vendre ma salade : la promo. Mais même dans la promo, même si on tombe souvent sur les mêmes questions, et c’est vrai que c’est usant, parfois on tombe sur un ou une journaliste avec sa personnalité, sa façon de voir les choses, et on se met à revivre, à être de nouveau sincère et authentique, donc même dans cette période que j’aime pas, on peut avoir des bonnes surprises. Mais j’aime pas le fait d’être obligé de vendre ma salade en disant : ‘Achetez-la, elle est vachement bien’. »

C’est une question que j’aime poser, parce qu’elle est à la fois vaste et précise, simple et compliquée. Parce qu’elle mérite un minimum de réflexion, et que les réponses de la personne, parfois évidentes et parfois surprenantes, en disent toujours long. Ici, j’ai retenu de Jaoui sa peur de la monotonie, et de Bacri son rapport à l’aspect commercial de son métier. Et à la salade. Et puis pour tout vous dire, en écoutant le début de sa réponse, la petite fille modèle en moi s’est demandé, l’espace d’un instant, si c’est entre autres à elle qu’il faisait allusion. Mais extérieurement j’ai fait mine de rien, et j’ai enchaîné.

« Il n’y a vraiment pas moyen pour vous de faire autrement ?
B : Bah, y a moyen, certains acteurs le font, mais moi je n’ose pas. Je me dis, les mecs ont mis des ronds et tout, je me sens solidaire du film, je suis obligé d’aller le vendre. Sur Grand Froid là, où j’ai fait 125 000 entrées, bon, j’ai fait plein de promo, ça n’a servi à rien, mais si je n’en avais pas fait, je me dirais tu vois, le film a pas marché parce que tu t’es pas cassé le cul… Donc je ne pourrais pas. »

Là non plus, je n’ai pas eu l’impression d’avoir devant moi le Bacri qu’on décrit comme râleur ou aigri. Au contraire, on devine un homme soucieux de bien faire, tiraillé parfois par la culpabilité. Un acteur engagé, qui dit oui à un film seulement s’il croit à tout le projet, pas seulement si le rôle est bien taillé. Je n’avais pas vu ‘Grand Froid’, mais même dans d’autres petits films parfois maladroits qu’il a faits, ou qui n’ont pas toujours marché, il y apporte toujours quelque chose d’authentique, une bienveillance, une humanité. Même si le film n’est pas parfait, on voit toujours pourquoi il y est allé.

J’ai regardé ma montre. Le temps de l’interview était presque écoulé. Une dernière question, avant de finir.

« Qu’est-ce qui vous plait le plus et le moins dans le fait de vieillir ?
J : Ce qui me plaît le plus… c’est d’être en vie.
B : (rit)
J : Et ce qui me plaît le moins… Pff, euh… C’est… avoir mal au dos.
B : Moi ce que j’aime le plus c’est qu’on quitte une certaine frénésie, une certaine… je cherche le mot à chaque fois
J : Fébrilité
B : Fébrilité ! Merci chérie. On quitte une certaine fébrilité que moi j’ai connu beaucoup étant jeune : qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? Est-ce que c’est vraiment ça que j’ai envie de faire ? Est-ce que c’est elle que j’aime ? Pourquoi elle dit ça ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Toutes ces questions, ces peurs, vous quittent, il y a un petit apaisement, une tranquillité là-dessus. C’est agréable. Pas de pression. Le truc de qu’est-ce que je vais faire de ma vie, par exemple, pour moi c’était important quand j’étais jeune. A 28 ans je foutais encore rien, je ne gagnais pas d’argent, je me disais faut que je trouve un métier… Voilà, tous ces affres de la réalisation de soi, tout ça. Et ce qui me plaît le moins, c’est quand je passe devant ma glace, par exemple. Je vois bien que tout s’affaisse, que la pesanteur joue son rôle… Et puis bon, pour l’instant je ne souffre pas trop du dos, mais j’imagine oui, tous les ennuis de santé, voilà. »

Voilà.
La retranscription s’arrête là.
Je relis cette interview aujourd’hui. Les ennuis de santé.
Ses derniers mots. Quelle ironie.

C’était la première fois que je rencontrais Jean-Pierre Bacri.
(L’article que j’en avais tiré est ici)
Ses conseils m’avaient marquée, encore longtemps après.
Il avait balayé mes doutes d’un revers de main qui m’avait revigorée.
Râleur et rigolard, avec sa moue familière et son crâne dégarni,
Il m’avait rappelé que le fatalisme n’est pas une fatalité

Bacri, pour moi, c’était un peu l’oncle éloigné
Celui qu’on admire en secret, celui qu’on ne voit presque jamais aux repas de famille
L’exact opposé de l’oncle raciste qu’on ne peut pas blairer.

Depuis cette interview, je nourrissais l’espoir secret de le recroiser.
Pour échanger sur la politique, ou lui demander conseil pour écrire.

Et puis lundi, on a tous été envahis d’une énorme tristesse
Bacri, parti ?
Non franchement, c’est déconné. Pas lui.

Depuis lundi, sa moue a envahi les réseaux sociaux,
En noir et blanc, en couleur, seul ou avec Agnès, et ses cheveux dépliés sur son crâne dégarni.
La télé reprogramme ses films,
Les hommages se multiplient,
Et on a tous eu une pensée pour Jaoui.

De mon côté j’ai dû accepter
Que la première fois que j’ai rencontré Jean-Pierre Bacri,
c’était la dernière aussi.

Si un jour j’écris ce livre sur mes parents, il lui sera dédié.
Au revoir Monsieur Bacri,
Et merci.

Jean-Pierre Bacri (c) AFP PHOTO / LOIC VENANCE

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