Garance Marillier, le jeu au corps

Première parution : L’Avenir, 5 mars 2020
Garance Marillier dans Pompéi de John Shank & Anna Falguières

Révélée par «Grave», la jeune comédienne Garance Marillier aime se transformer, via des choix de films qui, par ailleurs, la mènent souvent dans nos contrées.

On la rencontre en plein festival de Berlin, fin février. Démarche frêle mais regard assuré, Garance Marillier y défend Pompéi, un drame belge où elle donne la réplique à Vincent Rottiers. Née à Paris il y a 22 ans, la Belgique, elle connaît: en 2017, elle tenait le premier rôle dans Grave de Julia Ducournau, un film d’horreur tourné au Sart-Tilman (Université de Liège) qui lui a valu une nomination au César du meilleur espoir. Sélectionné à Cannes, le film est ensuite devenu un succès mondial – même M. Night Shyamalan, Monsieur Sixième Sens, avait twitté son admiration.

Corps incarné

S’il fallait la décrire en un mot, on choisirait «caméléon». Son rôle de jeune femme mystérieuse et déterminée dans Pompéi est aux antipodes de l’étudiante fragile victime de bizutage de Grave, et c’est aussi pour ça qu’elle l’a choisi: «Ce qui m’intéresse c’est me transformer physiquement à travers les rôles, le rapport au corps. Sur l’aspect psychologique d’un personnage, je n’ai pas vraiment d’emprise, c’est pas moi qui écris le scénario. Là où je peux vraiment agir, c’est dans la manière d’incarner.»

Le bac en poche depuis 2017, elle s’est inscrite dans une école de théâtre, et exploite sa capacité d’action. D’abord avec Ad Vitam, une série d’anticipation sur Netflix avec Yvan Attal: «Un monde où on peut choisir d’être immortel ou pas, grâce à une pilule, qui questionne du coup le sens de la jeunesse… C’était trois mois de tournage intenses, je crois que j’avais besoin d’un truc aussi fort que Grave après, et c’était le cas.» Ensuite dans un rôle d’aristo prostituée (Madame Claude de Sylvie Verheyde, dont la sortie est à confirmer): «Un personnage très fort, plein de tics, j’ai dû fumer pour le rôle alors que je ne fume pas… Je pensais que j’allais en garder plein de choses, mais le jour où le tournage s’est arrêté, tout est parti. J’étais limite triste! Mais mon corps était déjà passé à autre chose.»

Et elle risque de repasser dans nos contrées puisque le prochain film de Julia Ducournau, sa réalisatrice-fétiche, est encore une coproduction avec les Liégeois de Frakas.

«Pompéi» de John Shank & Anna Falguières, en salles [EDIT crise COVID : film dispo en VOD]. «Grave» de Julia Ducournau, disponible en VOD sur Universciné.be. «Ad Vitam», sur Netflix.

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